RAPPEL: Comment veulent Allah et son messager veulent qu'on soit?
Le vetement
islamique

Le hijab et le jilbab de la femme musulmane à travers le Coran et la
Sunna : épître du Sheikh al Albâni(Rahimahou Allah)
A travers cet épître, nous reprendrons incha’Allah, les 8 conditions qui
doivent être appliquées à l’habit de la femme musulmane lorsqu’elle sort de
chez elle ou lorsqu’elle est mise en présence d’étrangers :
I : Il doit couvrir tout le corps sauf le visage et les mains :
Preuve par la sourate An nour, verset 31 :
« Et dis aux croyantes qu’elles baissent leur regards et qu’elles gardent
leur chasteté, et qu’elles ne montrent de leur parure, que ce qui en paraît,
et qu’elles rabattent leur voile sur leur poitrine ; Et qu’elles ne montrent
leur parure, qu’à leur mari, ou leur père, ou au père de leur mari, ou à
leurs fils, ou aux fils de leur mari, ou à leurs frères, ou aux fils de
leurs frères, ou aux fils de leurs sœurs…Et repentez-vous tous devant Dieu,
ô croyants. Peut-être serez-vous gagnants. »
Par ce verset , il y a donc bien l’apport de preuve que seuls, le visage et
les mains ne peuvent paraître, alors que tout le reste du corps doit être à
l’abris du regard.
II : Etre épais,
non transparent
La transparence ne fait qu’ajouter à la femme la beauté et l’attirance de la
convoitise masculine notamment.
Le Prophète (saw) dit à ce propos :
« Il y aura dans ma communauté des femmes habillées, mais nues, sur leur
tête il y a comme des bosses de chameaux, maudissez-les car elles sont
maudites » et il (saw) ajoute : « Elles n’entreront pas au Paradis et ne
sentiront pas son odeur, bien qu’on puisse sentir son odeur de telle et
telle distance. »
III : Ne pas être
une parure en lui même
La preuve est apportée par le verset 33 de la sourate les Coalisés :
« Tenez vous digne dans vos foyers, et ne vous montrez pas de la façon dont
on se montrait lors de l’ancienne ignorance… »
Le but du vêtement islamique est de protéger la chasteté de la femme en la
préservant du regard de séduction et en élevant sa dignité. Il serait donc
inconcevable que ce vêtement deviennent une parure lui même, attirant donc
sur lui et par la même sur la croyance, le regard de l’homme.
IV : Etre ample, non serrant :
Rappelons que l’Islam a déterminé le port du vêtement selon deux buts
:
1) Couvrir la nudité
2) Parer le corps
Dans la sourate 7, verset 26, Dieu Exalté dit :
« Ô fils d’Adam ! Nous avons effectivement fait descendre sur vous des
vêtements cachant vos parties honteuses ainsi que des parures »
V : Ne
pas être parfumé :
La femme doit faire tout son possible pour éviter que l’homme ne se retourne
sur elle. De la même manière cela ne sera pas possible si elle se parfume
pour sortir de la maison, laissant ainsi une traînée de parfum qui la
suivrait au cours de ses déplacements, provoquant, de la sorte, l’attirance
de l’homme sur elle.
Le parfum enivre, c’est une évidence ! Il n 'y a donc pas sujet à polémique
sur l'interdiction pour la croyante de se parfumer pour sortir de chez elle.
Elle peut par contre user de tous les parfums qu’elle désire chez elle, mais
avant de sortir, elle doit s’assurer que le parfum s’est évaporé, si ce
n’est pas le cas, qu’elle fasse le ghousl avant de sortir.
Les hadiths suivants apportent les preuves nécessaires à l’affirmation
avancée.
Abî Moussa al Ash’arî a dit que le Prophète (saw) a dit : « toute femme qui
se parfume puis passe devant les gens pour qu’ils sentent son odeur, est une
fornicatrice. »
On a raconté qu’Abou Houraira (rar) rencontra une femme dont le parfum fut
répandu. Il lui demanda : « O servante du Tout-Puissant ! Etais-tu à la
mosquée » - Oui répondit-elle – T’es-tu parfumée ? » - oui. Et Abou Houraira
(rar) de poursuivre : « J’ai entendu mon bien aimé Aboul-Qasim (un des nom
du Prophète) (saw) dire : « Dieu n’accepte pas la prière d’une femme dans la
mosquée après s’être parfumée jusqu’à ce qu’elle revienne chez elle et fasse
une lotion comme celle pour se purifier de ses menstrues (ghousl) ».
VI : Ne pas ressembler à l’habit de l’homme
Le Prophète (saw) a déclaré qu’il était interdit à l’homme ou à la femme de
changer la nature première de sa création.
Il (saw) a maudit les hommes qui prennent l’apparence des femmes et les
femmes qui prennent l’apparence des hommes (rapporté par Al Boukhary et les
autres.)
Entre dans ces apparences, la manière de parler, de se mouvoir, de se vêtir,
…
La plus grand mal qui puisse toucher la vie et la communauté est de
s'écarter de la saine nature et de se rebeller contre ses lois. Or, la
nature comprenant un homme et une femme, chacun pourvu de ses
caractéristiques propres, le fait de féminiser l’un ou de masculiniser
l’autre dénote un signe évident de chaos et de dégradation des mœurs.
Selon un hadith rapporté par At Tabari, le Prophète (saw) a maudit dans ce
monde et dans l’au delà les hommes que Dieu a créé en tant qu’êtres
masculins, mais qui se sont efféminés, en prenant l’apparence des femmes.
Il a même cité les femmes que Dieu a créées en tant qu’être féminin, mais
qui se sont virilisées en prenant l’apparence des hommes.
VII : Ne
pas ressembler à l’habit de la non-musulmane :
Il n’est pas permis aux musulmans d’imiter les pratiques des non-musulamans,
que se soit dans leurs adorations, leurs pratiques usuelles ou leur
pratiques cultuelles, culturelles ou quotidiennes.
Il y a des sourates nombreuses qui rappellent cela, notamment :
-L’Agenouillée (Al Jâthiyya), v 16/17
-Le Tonnerre (Ar Ra’d), v 36/37
-Le Fer (Al Hadîd), v 16.
Je citerai un hadith de Abdillah Ibnou Amr Ibnou Ass selon lequel le
Prophète (saw) a dit (en voyant deux étoffes traitées au safran) : « Ceci
fait partie des vêtements des mécréants, alors ne les porte pas. »
VIII : Ne
pas être un habit de renom
C’est-à-dire par exemple un vêtement de grand marque ou très cher.
Dans un Hadith rapporté par Ibn Omar, le Prophète (saw) dit : « Celui qui
revêt un habit de renommée sur Terre, Allah lui fera revêtir un habit
d’humiliation le jour de la Résurrection, puis l’enflammera. »
Ceci préserve le croyant de la vanité et de la vantardise, ainsi que la
concurrence entre les gens par des apparences futiles.
Wa Allahou ‘alem (Dieu est le plus savant)